Musiques
au Pays de Hanau

Depuis trois décennies, l’Association Musiques au Pays de Hanau (MPH) invite des artistes renommés à partager leur passion et leur talent avec les mélomanes du Pays de Hanau, fréquemment rejoints par ceux des territoires limitrophes, jusqu’à Strasbourg voire plus loin ! En partenariat avec d’autres associations (Patrimoine, le Masque, le Festival d’Art Sacré, le Théâtre du Marché aux Grains, la Manivelle) nous  cherchons à jeter des ponts entre diverses formes d’expression artistique.

Nous remercions les collectivités territoriales et les entreprises sans le soutien desquelles – permanent ou ponctuel – rien ne serait possible !

Notre Actualité ...

Retrouvez ici nos publications et évènements à venir …

Les associations Musiques au Pays de Hanau et Patrimoine organisent conjointement  un concert-lecture d’une durée d’une heure « La Vie heureuse de Dante Alighieri »  proposé par les Amis
L’ensemble vocal Ksàng a magnifiquement il­lustré « Nos larmes danseront », thème au titre mystérieux, mais bien compréhensible, une fois
Chers amis mélomanes, Ne manquez pas le concert du dimanche de Pentecôte, 5 juin 2022 à 18 heures à l’Abbatiale
Fidèles à leur vocation, les huit instrumentistes ont enchaîné trois compositions d’origines géographiques, de périodes, de répertoires et de styles
Chers amis,J’ai le plaisir de vous inviter à notre prochain concert qui nous permettra d’écouter un programme  musical très séduisant
Ce récital d’orgue, d’une inventivité peu commune, s‘ouvrait par quelques compositions, illustrant des mises en scène assurées par Pierre Diependaële. C’était,

« Chaque concert doit être une communion entre le public, l’interprète et le compositeur. Depuis les nuits lointaines jusqu’à nos jours, les musiciens comme les poètes furent des témoins du temps, de la vie, parfois des acteurs en quête de l’intemporel.
Les programmes interprétés par des artistes de haut vol sont autant d’invitations à entrer dans ce monde du sensible et vivre un univers sonore qui parle aussi bien au cœur qu’à l’esprit. »

Jean-Jacques Werner

“De la musique avant toute chose”

Paul VERLAINE

Dimanche 13 novembre: Concert-lecture « La Vie heureuse de Dante Alighieri » 

Les associations Musiques au Pays de Hanau et Patrimoine organisent conjointement  un concert-lecture d’une durée d’une heure « La Vie heureuse de Dante Alighieri »  proposé par les Amis d’Alfredo Müller dans le cadre des récentes célébrations du septième centenaire de la mort de Dante Alighieri (1265-1321) 

Dimanche 13 novembre à 17h au Foyer EUL Saint-Jean Château Neuwiller-lès-Saverne

  • exposition des six eaux-fortes gravées par Alfredo Müller sur les thèmes de la Vita Nuova (Edition Vollard, Paris, 1898) 
  •  lecture des textes en français et en italien par Hélène Koehl et Adriano Giubilei 

– Francis Matter chantera en italien ses compositions sur les sonnets de Dante. 

 Entrée libre avec participation volontaire aux frais.

Avant ce concert-lecture, ces mêmes associations proposent une visite guidée gratuite d’une heure sur inscription à musiques.hanau@gmail.com ou au 06 74 22 69 70 avant le 13 novembre, sur le thème :« La présence de la musique à l’abbatiale Saints-Pierre-et-Paul » :  orgue, boiseries, manuscrits et ouvrages imprimés anciens, instruments de musique exposés et représentés sur la tapisserie de Saint Adelphe. Le rendez-vous est à 15 heures précises à l’entrée de l’abbatiale.

La Renaissance en musique, tourments et bonheurs

L’ensemble vocal Ksàng a magnifiquement il­lustré « Nos larmes danseront », thème au titre mystérieux, mais bien compréhensible, une fois le concert en route.

E n ouverture, une tren­taine de personnes avaient suivi une visite thé­matique proposée par l’as­sociation Patrimoine, à la découverte du « patrimoi­ne funéraire » de l’abbatia­le de Neuwiller-lès-Saver­ne.

Concert du dimanche de Pentecôte – Ensemble vocal Ksàng 

Chers amis mélomanes, Ne manquez pas le concert du dimanche de Pentecôte, 5 juin 2022 à 18 heures à l’Abbatiale Saints Pierre-et-Paul de Neuwiller-lès-Saverne L’ensemble vocal Ksàng donnera, à la lumière des bougies, un florilège de motets, chansons et madrigaux de la Renaissance et du premier Baroque, avec des oeuvres a cappella de Roland de Lassus, Claudio Monteverdi, Carlo Gesualdo, Giovanni Gastoldi et John Bennet. Ce concert est ouvert à tous avec une participation libre aux frais.

Il sera précédé (16h15-17h40) d’une visite guidée de l’abbatiale, y compris les tapisseries, sur inscription avant le 1 juin auprès de pierre.boulay162@orange.fr :  » Chemin faisant dans l’église abbatiale de Neuwiller : le patrimoine funéraire et ses représentations », par Pierre Boulay, Association PATRIMOINE. RV à 16.15 à l’entrée de l’abbatiale. Places réservées pour le concert.

J’espère vous retrouver nombreux à cette visite et au magnifique concert qui clôturera cette saison de Musiques au Pays de Hanau. 

Auentos invité par Musiques au Pays de Hanau 

Fidèles à leur vocation, les huit instrumentistes ont enchaîné trois compositions d’origines géographiques, de périodes, de répertoires et de styles très variés. 

Déjà venu à plusieurs reprises à Neuwiller-lès-Saverne ou dans les communes environnantes, l’octuor Auentos a su convaincre un nombre respectable d’auditeurs à se déplacer en ce dimanche après-midi. Au programme, W.A. Mozart, le compositeur baroque autrichien, dont le diver t imento en mi -bémol majeur rappelait avec bonheur la richesse mélodique et harmonique de cette oeuvre connue, conçue initialement pour cette formation. Mais aussi Gordon Jacob, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre anglais du XXe siècle, avec un Divertimento aux accents résolument audacieux, mais aussi chargé de souvenirs de répertoires plus anciens. Puis Serge Prokofiev, compositeur né en Ukraine (le clin d’oeil de sympathie ne pouvait pas échapper aux auditeurs) à la fin du XIXe siècle, avec une série d’extraits du ballet Roméo et Juliette. C’était là la pièce maîtresse de ce concert, mettant en valeur, à la fois la volonté d’Auentos de ne pas s’enfermer dans une exclusivité baroque et de faire des choix de grande difficulté, donnant toute la mesure à chacune des familles d’instruments (hautbois, clarinettes, bassons et cors). Magnifique réussite due au foisonnement de la composition ainsi qu’aux qualités musicales des musiciens : justesse, précision des entrées et des conclusions de phrases, dialogues en écho, présence affirmée ou plus discrète de chacun des instruments étaient impeccablement au rendez-vous. D’occasionnelles réminiscences inattendues, y compris de la Renaissance, comme dans le mouvement intitulé « madrigal » (un hommage lointain à l’oeuvre de Shakespeare) ajoutait au plaisir de l’écoute. On peut retenir, emblématiquement, « Montaigu et Capulet » ou « La Danse des chevaliers », repris en bis, et sans doute évocateur de citations de l’oeuvre aussi bien dans un indicatif d’une émission de France Musique, que de reprises par des ensembles de rock, dans des musiques de films ou de publicité pour des parfums. Hommage sans doute inattendu, mais qui en explique la popularité. C’est là une raison supplémentaire de savoir gré à l’octuor Auentos d’avoir inscrit cette oeuvre à son programme. 

Pierre BOULAY

Assemblée Générale et concert W.A Mozart – S. Prokofiev – Gordon Jacob

Chers amis,J’ai le plaisir de vous inviter à notre prochain concert qui nous permettra d’écouter un programme  musical très séduisant proposé par l’Octuor Auentos,
le dimanche 24 avril à 16 heures à l’église Saint-Adelphe de Neuwiller-lès-Saverne.
Nous tiendrons notre assemblée générale à 17h30 à la salle paroissiale et reprendrons à son issue la tradition du verre de l’amitié, dont la crise sanitaire nous a privés depuis plus de 18 mois..Vous trouverez ci-dessous 
– le programme détaillé du concert, 
– la lettre d’invitation à l’AG avec le talon réponse et procuration si vous n’êtes pas en mesure de venir 
– et l’ordre du jour.
Dans l’attente du plaisir de vous retrouver à Neuwiller, je vous adresse mes cordiales salutations.

Jean-Frédéric BlickléPrésident

Retour sur

Ce récital d’orgue, d’une inventivité peu commune, s‘ouvrait par quelques compositions, illustrant des mises en scène assurées par Pierre Diependaële. C’était, en effet, le premier temps d’une série de manifestations en sa mémoire proposées par le Théâtre du Marché-aux-Grains de Bouxwiller, ici en collaboration avec Musiques au Pays de Hanau (MPH). 

Quelque pièces de la Renaissance, d’abord pour illustrer « Le château la dame et le brigand », musiques dansantes, très proches de leur harmonisation vocale que tout choriste pouvait reconnaître. 

Changement d’époque et de style, « Maschera » œuvre contemporaine audacieuse, avec des bribes d’opéra italien et, enfin, un arrangement somptueux de L.J.A. Lefébure-Wély de la Cavatine du Barbier de Séville de Rossini.

La deuxième partie rendait hommage à Jean-Jacques Werner, chef d’orchestre, compositeur,  en dernier lieu de l’opéra « Luther » dont il avait présenté des extraits à Bouxwiller trois jours avant son décès subit en 2017. Musicien tout à la fois pétri de compositeurs baroques, romantiques et modernes, d’où une transcription pour orgue seul d’un aria de la Passion selon Saint Mathieu de J.S. Bach.  « Aus tiefer Not » de J.J. Werner était, lui, très représentatif de cet héritage musical, tandis que sa Toccata, harmonieuse, vigoureuse  et solennelle concluait cet épisode.

Une assez longue partie liturgique, en cette veille d’Avent, couronnée par le très émouvant « Quand Jésus naquit à Noël » de C. Balbastre, n’en oubliant pas pour autant d’autres ambiances évoquant des Noëls d’ailleurs (entre la Russie, l’Écosse et d’autres pays) et des moments d’intimité domestique, suggérant aussi bien la chaleur du foyer que la finesse des mets de la table familiale. 

Hervé Désarbre, à la croisée se tous ces chemins, a très manifestement convaincu et enthousiasmé un public venu à un horaire inusité (14h), à l ‘écoute d’un orgue et de son célébrant. Les ressources de l’un et de l’autre méritent d’être saluées. Hervé Désarbre, en instrumentiste averti et réfléchi, sait tirer de cet orgue Silbermann qu’il admire, une foule d’effets variés qu’il avait déjà fait découvrir en 2016 ici même, lors d’un dialogue entre la musique et la poésie, précisément en compagnie de Pierre Diependaële.

Les registrations savamment préparées, les contrastes, souvent inattendus mais  justifiés, la fluidité du jeu  d’Hervé Désarbre donnent une pleine  mesure de ce qu’un orgue comme celui-ci recèle. En plus de ce qui est, évidemment, attendu (le choral, le répertoire baroque, les compositions à caractère religieux, les transpositions à partir de sources instrumentales et vocales variées) Hervé Désarbre ose aller un cran plus loin, jusqu’à faire saisir des moments d’humour inattendu, des ambiances d’orgue de barbarie, des séquences où le jazz n’est pas loin, là où on l’attend pas. En bis, un arrangement du Negro Spiritual « Go tell it on the mountains » résumait un peu tout cela, afin, comme le disait l’organiste, de rendre hommage à quelqu’un qui n’était pas programmé, Joséphine Baker, à quelques jours de son entrée au Panthéon. 

Pierre BOULAY – décembre 2021