Musiques
au Pays de Hanau

Depuis trois décennies, l’Association Musiques au Pays de Hanau (MPH) invite des artistes renommés à partager leur passion et leur talent avec les mélomanes du Pays de Hanau, fréquemment rejoints par ceux des territoires limitrophes, jusqu’à Strasbourg voire plus loin ! En partenariat avec d’autres associations (Patrimoine, le Masque, le Festival d’Art Sacré, le Théâtre du Marché aux Grains, la Manivelle) nous  cherchons à jeter des ponts entre diverses formes d’expression artistique.

Nous remercions les collectivités territoriales et les entreprises sans le soutien desquelles – permanent ou ponctuel – rien ne serait possible !

Notre Actualité ...

Retrouvez ici nos publications et évènements à venir …

Le duo l’Heure exquise a participé à la célébration du Vendredi-Saint à la paroisse protestante de Bouxwiller.Venue en assez grand
André, ancien Inspecteur des sentiers de la section de Bouxwiller, était un membre incontournable du Club Vosgien. Le club lui
Chers amis de Musiques au Pays de Hanau,Avant de tourner la page de cette année 2020 particulièrement difficile pour le
Nous avons le plaisir de vous annoncer la reprise de nos concerts en ce début de saison 2020/2021. Retenez dès
Pour faire retrouver au public le chemin de la musique classique après des mois d’interruption, une douzaine d’ensembles du Grand
Ce carnet, exceptionnel par son style et son contenu concerne la saison 2020/2021, il vous signale les deux prochaines manifestations

« Chaque concert doit être une communion entre le public, l’interprète et le compositeur. Depuis les nuits lointaines jusqu’à nos jours, les musiciens comme les poètes furent des témoins du temps, de la vie, parfois des acteurs en quête de l’intemporel.
Les programmes interprétés par des artistes de haut vol sont autant d’invitations à entrer dans ce monde du sensible et vivre un univers sonore qui parle aussi bien au cœur qu’à l’esprit. »

Jean-Jacques Werner

“De la musique avant toute chose”

Paul VERLAINE

Quand le culturel apporte sa contribution au cultuel

Le duo l’Heure exquise a participé à la célébration du Vendredi-Saint à la paroisse protestante de Bouxwiller.
Venue en assez grand nombre, l’assemblée a pu accueillir avec plaisir et profit cette rencontre entre texte et musique.
Le pasteur Gerber a, au cours de ses interventions, évoqué le sens de l’accueil, le thème riche de signification de la « tu-nique déchirée » à travers un passage de l’Évangile de Jean et, en conclusion le poids de la souffrance du monde, ici et ailleurs, et la tâche des fidèles par leur présence à tous.

Frédéric Schwab, contre-ténor, vient régulièrement se produire dans ce coin d’Alsace où il est né, invité, cette fois-ci par Musiques au Pays de Hanau, en d’autres circonstances pour se produire à l’Académie Baroque de Neuwiller en été. Souvent associé à d’autres musiciens (en trio dans cette même église le Vendredi-Saint il y a trois ans), il est venu à Boux-willer avec Carole Casiez-Gireaud qui l’a accompa-gné tout au long de ce culte, en dehors d’une belle transcription pour harpe d’une sonate pour violon de J. S. Bach. La grande ouverture de la palette sonore de la harpe et le métier de l’instrumentiste ont permis de restituer très minutieusement la partition d’origine.

Le duo s’est, en fait, attaché à faire revivre deux grands moments de l’histoire musicale : la période baroque, essentiellement par quelques pages de Purcell et la mélodie française au tournant du 20e siècle et ul-térieurement.

L’espace entre le sacré et le profane est parfois réduit à peu de choses et peut donner lieu à des constats inattendus. Ainsi la « déploration », grand thème baroque est, tout à la fois, celle devant la Passion du Christ et celle de l’absence de l’être aimé, à travers ces lentes montées et descentes mélodiques chez Purcell. Quant à la mélodie française, elle revêt les couleurs d’une autre époque et d’une autre esthétique. On ne peut que s’étonner devant ce « Repentir » (paroles et musique de Gounod) dont le « dolorisme », volonté de se mortifier, va bien plus loin que le repentir chrétien.
Frédéric Schwab affine au fil des ans sa technique vocale, comme on a pu le percevoir par sa parfaite maîtrise des ornements de fins de phrase et sa recherche d’unité de timbre en toutes circonstances.

Les deux jeunes interprètes ont construit avec intelligence et sensibili-té ce programme musical plurilingue, allant jusqu’à proposer un magnifique « kaddish » (prière souvent associée à la liturgie pour les défunts) en hébreu. Moment particulièrement émouvant et significatif, quand on sait le poids his-torique des accusations portées contre les Juifs dans les textes de la Passion du Christ.
L’ovation particulièrement longue et chaleureuse, saluait, en dehors de l’évident plaisir musical vécu par l’as-semblée, un retour inespéré-provi-soire- à des partages, autrement que devant des écrans, de productions
culturelles dont le manque se fait sentir depuis plus d’un an maintenant.

Pierre Boulay

Décès d’André Flocken

André Flocken , 4e à droite à la cabane du Breitschloss,

André, ancien Inspecteur des sentiers de la section de Bouxwiller, était un membre incontournable du Club Vosgien. Le club lui a d’ailleurs dédié un sentier dans la forêt du Reiherwald pour le remercier de son dévouement.
Il était aussi un membre historique de Musiques au Pays de Hanau, dont il avait été réviseur aux comptes pendant les années passées à Bouxwiller. Il avait quitté la ville en 2017 et s’était installé dans les Pyrénées-Orientales où il est décédé le 6 janvier 2021.

devant le Lycée de Bouxwiller, où il avait été élève, lors de la célébration du 400e anniversaire de la fondation (1612.)

Carnet de notes 63

Chers amis de Musiques au Pays de Hanau,
Avant de tourner la page de cette année 2020 particulièrement difficile pour le monde culturel, je formule le vœu que la joie de Noël illumine un instant nos vie et nous permette d’oublier la monotonie et les angoisses du quotidien. La courte vidéo réalisée par le Pasteur Gerber vous permettra de retrouver en cette fin d’Avent un instant de sérénité,  au son des cloches et au chant intimiste du clavicorde. ….

Ingwiller – dimanche 13 septembre 2020 Récital de piano Patricia Pagny – « Amour, devoir et passion »

Nous avons le plaisir de vous annoncer la reprise de nos concerts en ce début de saison 2020/2021. Retenez dès à présent la date du dimanche 13 septembre.Avec l’espoir de vous retrouver à cette occasion.

A propos du programme de ce soir

​La musique de cette soirée met en évidence le répertoire romantique pour piano. Clara Wieck-Schumann a rencontré Robert Schumann à l’âge de 9 ans et décide plus tard, malgré le refus de son père, de se marier. Quarante ans après la mort de Robert Schumann, elle fait connaître les œuvres de son mari en se produisant dans les grandes salles de concert d’Europe. Reconnue comme l’une des plus importantes pianistes du XIXe siècle, Clara a contribué à façonner l’art de l’interprétation romantique. Mère de huit enfants, autogestionnaire de ses propres concerts et de ses tournées, compositrice, professeur de piano au Conservatoire de Düsseldorf, éditrice des œuvres de son mari défunt, Clara était sans aucun doute un «multi-talent» qui a su s’imposer avec succès dans un monde dominé par les hommes.

​Composées entre 1829 et 1845 les Romances sans paroles de Mendelssohn sont des pièces brèves et cueillent les impressions de l’instant, tantôt intimes, tantôt brillantes, tantôt se rapprochant de la nature que l’auteur affectionnait particulièrement. Un cahier fut même dédié à Clara Schumann et prouve son respect et son admiration.

La Sonate opus 22 de Robert Schumann a une longue histoire. Chaque mouvement a été composé, développé et repensé à des moments différents de sa vie. Lorsque finalement tout semblait prêt, Clara a demandé à Robert de réécrire un final plus facile à comprendre et à suivre pour son public. « Tu as tellement raison, ce final me déplaît  également au plus haut point … » La nouvelle version fut publiée par Johannes Brahms après la mort de Robert en 1866.

​En tant que compositrice Clara Schumann n’a eu durant sa vie, que trop peu de reconnaissance. Hans von Bülow, pourtant grand pianiste et virtuose, n’avait fait que des remarques très négatives et non justifiées à son sujet. Nous vous invitons à vous faire une idée personnelle de cette artiste de talent en écoutant ou en découvrant ce soir les trois Romances op.21 qui allient avec subtilité lyrisme et virtuosité. 

​Et enfin, les Variations op.24 de Johannes Brahms, œuvre magistrale, montrent de façon évidente une grande affection mutuelle. « J’ai écrit des variations pour ton anniversaire, toi qui ne les a toujours pas entendues et ne les a pas encore travaillées pour tes nouveaux projets de concerts. » Les variations et fugue sur un thème de Händel juxtaposent le baroque et le grand romantisme. C’est beaucoup plus qu’une simple musique d’anniversaire que Clara Schumann interpréta pour la première fois à Hamburg le 7 décembre de la même année. 

​L’œuvre de Jean-Jacques Werner est riche et complexe. Sa production pianistique offre une large palette d’impressions diverses issues de cette volonté, générée par Claude Debussy, de la «pièce unique» écrite dans un contexte bien précis et qui ne se répète pas dans le temps. Les Chansons-Rêves pour Sophie se fondent à merveille dans ce programme, car elles reflètent cette nonchalance enfantine, telles les «Kinderszenen» de Robert Schumann. Elles apparaîtront dans le déroulé du programme, reliant ainsi le répertoire romantique au gré des tonalités, des humeurs et de la lumière évoquées au cours de ce concert.


PROGRAMME DU CONCERT

Felix MendelssohnRomances sans paroles op.19 n° 4, 5, 6 (1829/30)

(1809-1947)​Moderato – Poco agitato – Andante sostenuto

Robert SchumannSonate en sol mineur Op.22 (1830/1838)

(1810-1856)​​So rasch wie möglich – Andantino – getragen

Scherzo : sehr rasch und markiert

​Rondo : Presto – Prestissimo

Clara SchumannTrois Romances op.21 (1853)

(1819-1896)​dédiées à Johannes Brahms

​Andante – Allegretto, sehr zart zu spielen – Agitato

Johannes BrahmsVariations et Fugue sur un thème de Händel op.24 

(1833-1897)​dédiées à Clara Schumann à l’occasion de son anniversaire le 13 septembre 1861​Thème : Aria – Variations I à XXV – Fugue

Programme parsemé des Chansons-Rêves pour Sophie de Jean-Jacques Werner (1935-2017)composées en 1971


​Loin des tapages médiatiques, Patricia Pagny s’est imposée dans le monde musical depuis des années en suivant un parcours atypique marqué de tournées à l’étranger. 

​Ses fréquentes apparitions en Asie et en Europe, les masterclasses qu’elle dirige au Japon, son poste de professeur à la Hochschule de Berne,  son engagement pour la promotion de la nouvelle génération dans le cadre « Tasti’Era-Projects »  (www.tastieraprojects.com), dont elle assure la direction artistique, ainsi qu’une discographie riche et variée sont le témoignage de son intense activité artistique. 

​Elle se produit dans des salles prestigieuses comme le Chicago Symphony Center, le Wigmore Hall, les Salles Pleyel et Gaveau, ainsi que l’Auditorium du Louvre, l’ Herkulessaal de Munich et la Philharmonie de Berlin, en passant par la Sala Verdi de Milan, le célèbre Teatro Regio à Parme, le Teatro Bellini de Catania, les Oji-Hall de Tokyo et Kyoto Concert Hall, aux côtés de chefs, collègues et orchestres symphoniques réputés. 

​On rappellera ses concerts avec Sir Georg Solti et le Chicago Symphony, Yehudi Menuhin et le Sinfonia Varsovia, Theodor Guschlbauer et l’OPS, Alain Lombard et l’Orchestre de la Suisse italienne, Uri Segal et l’orchestre de chambre de Lausanne, Marcello Viotti et le Münchner Rundfunkorchester, Gérard Poulet, Olivier Charlier, Siegfried Palm, Saschko Gawriloff, Carter Brey, Kyoko Shikata, entre autres, tout comme la sélection de son CD dédié à Mendelssohn au « Top5 2007 » d’Arte-Télévision et le Prix du Swiss Radio International pour l’enregistrement de l’intégrale des sonates pour violon et piano d’Othmar Schoeck.

​Ses récents projets discographiques réalisés avec sa classe de jeunes pianistes de Berne. étaient dédiés aux « 48h contre le cancer » ainsi qu’à l’association « Enfants, Espoir du Monde ».Patricia Pagny avait souhaité montrer que la musique pouvait tout à fait soutenir de telles initiatives en reversant une partie des fonds obtenus grâce à la vente de ces enregistrements aux associations concernées. Le dernier CD est consacré à Clara Schumann et à sa vaste production pianistique de grand intérêt injustement délaissée par les grands noms du piano. 

Carnet de notes 62

Pour faire retrouver au public le chemin de la musique classique après des mois d’interruption, une douzaine d’ensembles du Grand Est organisent une tournée de concerts très brefs et répétés au cours d’une même journée, ainsi dimanche 2 août ….

Carnet de note n°61

Ce carnet, exceptionnel par son style et son contenu concerne la saison 2020/2021, il vous signale les deux prochaines manifestations de MPH le concert de piano de Patricia Pagny, déplacé du 26 avril au dimanche 13 septembre, à Ingwiller le récital d’orgue d’Hervé Désarbre 21 juin au samedi 28 novembre, à Bouxwiller

  • prévoit au moins deux autres concerts au cours du printemps 2021, celui de Pauline Haas et Frédéric Werner (qui devait avoir lieu le 15 mars dernier), ainsi qu’un autre avec Frédéric Schwab, haute-contre et Carole Casiez-Gireaud, harpe
  • Une sortie culturelle musée et musique à Strasbourg sur le thème « Le Moyen-Age entre Neuwiller et Strasbourg » dimanche 25 octobre, (les détails et le mode d’inscription suivront)et vous présente de façon détaillée un CD exceptionnel, enregistré par des jeunes pianistes qui ont gravé des compositions de Clara Schumann (1819-1896)